Psilocybine et antidépresseurs : le guide complet des interactions médicamenteuses
Avertissement médical important
Ce guide est fourni à titre informatif et éducatif uniquement.
Il ne constitue en aucun cas un conseil médical personnalisé et ne se substitue pas à l’avis d’un professionnel de santé qualifié (médecin, psychiatre, pharmacien).
Avant toute modification de votre traitement médicamenteux :
- Consultez votre médecin prescripteur
- Ne modifiez jamais un traitement sans supervision médicale
- Informez votre médecin de votre projet d’expérience psychédélique
Les informations présentées ici sont basées sur l’état actuel des connaissances scientifiques, qui évoluent constamment. Chaque situation individuelle est unique et mérite une évaluation personnalisée par un professionnel de santé.
Renaissance Institute décline toute responsabilité en cas d’utilisation de ces informations sans consultation médicale préalable.
Engagement qualité
Cet article respecte nos standards de rigueur scientifique :
Sources primaires uniquement — Études publiées dans des revues à comité de lecture (Neuropsychopharmacology, The Lancet Psychiatry, Pharmacopsychiatry)
Validation médicale — Contenu relu par un médecin spécialiste avant publication
Expérience terrain — Enrichi par l’accompagnement de plus de 150 participants depuis 2023
Mise à jour régulière — Révision trimestrielle intégrant les dernières publications
Transparence — Limites des connaissances actuelles clairement indiquées
À propos de l’auteur
Dino Bendiab est le fondateur de Renaissance Institute, organisation pionnière dans l’accompagnement des retraites légales de psilocybine aux Pays-Bas depuis 2023.
Parcours et formation :
- Formé à l’approche IFS (Internal Family Systems) officielle avec l’IFS Institute Association Francophone
- Certifié en accompagnement des états modifiés de conscience avec psychédéliques
- Formation continue auprès de divers organismes (MAPS, Synthesis Institute, …)
- En supervision régulière au sein d’une association professionnelle
Expérience clinique :
- +150 participants accompagnés depuis 2023
- +200 questionnaires de santé traités et évalués
- 0 incident lié aux interactions médicamenteuses grâce au processus de sélection
« La question des interactions médicamenteuses est celle que nos participants posent le plus souvent. Ce guide est né de centaines de conversations avec eux, leurs médecins, et notre réseau de professionnels de santé. J’ai voulu créer la ressource que j’aurais aimé avoir quand j’ai commencé ce travail. » — Dino Bendiab
Contact professionnel : Pour toute question sur le contenu de cet article ou pour signaler une information à mettre à jour, écrivez à [EMAIL_CONTACT].
Renaissance Institute en bref
| Fondé en | 2023 |
| Localisation | Pays-Bas (retraites légales) |
| Participants accompagnés | +150 depuis 2023 |
| Questionnaires traités | +200 |
| Réseau | +40 facilitateurs exerçant aux Pays-Bas |
| Spécificité | Seul programme francophone structuré aux Pays-Bas |
Points clés de cet article
| Ce que vous apprendrez | Niveau de preuve |
| Le lithium est une contre-indication absolue (risque de convulsions) | ⭐⭐⭐ Étude observationnelle Johns Hopkins (n=62) |
| Les ISRS diminuent les effets mais ne les bloquent pas totalement | ⭐⭐⭐ Essai clinique COMPASS 2023 (n=19) |
| La psilocybine seule présente un faible risque de syndrome sérotoninergique | ⭐⭐ Revue systématique 2024 |
| Les benzodiazépines n’empêchent pas toujours l’expérience | ⭐ Observations cliniques terrain |
| La lamotrigine est compatible avec la psilocybine | ⭐⭐⭐ Même étude Johns Hopkins |
Légende : ⭐ = observation/cas cliniques | ⭐⭐ = études observationnelles | ⭐⭐⭐ = essais cliniques/études robustes
Pourquoi ce guide est essentiel ?
Vous envisagez une expérience avec la psilocybine et vous prenez actuellement des médicaments ? Vous êtes thérapeute et souhaitez comprendre les interactions médicamenteuses pour mieux accompagner vos patients ? Ce guide est fait pour vous.
La psilocybine interagit avec de nombreux médicaments, en particulier ceux qui agissent sur le système sérotoninergique. Certaines interactions sont bénignes (diminution des effets), d’autres peuvent être dangereuses, voire mortelles dans de rares cas.
Notre expérience terrain
Depuis 2023, Renaissance Institute a accompagné plus de 150 participants dans des retraites légales aux Pays-Bas.
| Statistique | Donnée |
| Questionnaires de santé traités | +200 |
| Taux de refus à l’étape questionnaire | 20% |
| Incidents liés aux interactions médicamenteuses | 0 |
Ces chiffres reflètent notre processus de sélection rigoureux et l’importance d’une évaluation individualisée.
Ce que disent les experts
« La question des interactions médicamenteuses est cruciale. Nous excluons systématiquement les patients sous lithium de nos essais cliniques en raison des risques documentés de convulsions. » — Dr Roland Griffiths, Johns Hopkins Center for Psychedelic Research (2021)
« Les ISRS atténuent la profondeur émotionnelle en réduisant la réactivité des circuits du stress. La psilocybine, elle, semble libérer la pensée et le ressenti. Combiner les deux pose des questions pharmacologiques complexes. » — Dr Robin Carhart-Harris, Imperial College London / UC San Francisco
Ce guide synthétise les dernières données scientifiques et notre expérience clinique pour vous offrir une ressource fiable, nuancée et actionnable.
Important : Ce guide ne remplace pas l’avis d’un médecin. Toute modification de traitement doit être supervisée par un professionnel de santé qualifié.
Comment fonctionne la psilocybine dans le cerveau ?
Pour comprendre les interactions médicamenteuses, il faut d’abord comprendre comment agit la psilocybine.
Le mécanisme d’action
La psilocybine est une prodrogue : elle est convertie par le foie en psilocine, la molécule active. La psilocine agit principalement comme agoniste des récepteurs 5-HT2A de la sérotonine, le neurotransmetteur du bien-être et de la régulation de l’humeur.
Cette action sur les récepteurs sérotoninergiques explique :
- Les effets psychédéliques (perceptions modifiées, introspection profonde)
- Le potentiel thérapeutique dans la dépression et l’anxiété
- Les interactions avec les médicaments qui modulent également la sérotonine
Pourquoi les interactions sont-elles possibles ?
De nombreux médicaments psychiatriques agissent sur le système sérotoninergique :
- Les antidépresseurs augmentent la sérotonine disponible
- Les stabilisateurs de l’humeur modifient les circuits neuronaux
- Les anxiolytiques affectent l’activité cérébrale globale
Quand la psilocybine entre en jeu, plusieurs scénarios sont possibles : compétition pour les mêmes récepteurs, accumulation dangereuse de sérotonine, ou neutralisation mutuelle des effets.
Le tableau récapitulatif : code couleur des interactions
Pour faciliter la lecture, nous utilisons un code couleur indiquant le niveau de risque théorique :
| Couleur | Signification | Action requise |
| 🔴 ROUGE | Interaction dangereuse – Risque élevé d’effets graves | Contre-indication absolue |
| 🟠 ORANGE | Interaction modérée – Danger potentiel | Évaluation médicale indispensable |
| 🔵 BLEU | Diminution des effets de la psilocybine | Sevrage recommandé avant l’expérience |
| 🟡 JAUNE | Interaction faible – Vigilance nécessaire | Surveillance et ajustement possible |
| 🟢 VERT | Aucun danger connu – Pas d’interaction significative | Compatible (avec prudence) |
Note importante : Ce code couleur est une simplification pédagogique. Chaque situation individuelle mérite une évaluation personnalisée.

Les 5 niveaux de risque : du rouge (contre-indication absolue) au vert (compatible)
Détail par classe de médicaments
1. ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine) 🔵
Niveau de risque : BLEU – Diminution des effets
Les ISRS sont les antidépresseurs les plus prescrits au monde (plus de 300 millions de prescriptions annuelles). Ils incluent :
- Citalopram (Seropram, Cipramil)
- Escitalopram (Seroplex, Cipralex)
- Fluoxétine (Prozac, Sarafem)
- Fluvoxamine (Floxyfral, Faverin)
- Paroxétine (Deroxat, Paxil, Seroxat)
- Sertraline (Zoloft, Lustral)

Les ISRS (Prozac, Zoloft, Seroplex…) : les antidépresseurs les plus prescrits au monde
Mécanisme d’interaction
Les ISRS augmentent la sérotonine en empêchant sa recapture dans l’espace synaptique. La psilocybine, qui agit sur les récepteurs 5-HT2A, entre alors en compétition avec la sérotonine qui sera privilégiée dans le cerveau.
Résultat : Pour la plupart des personnes, l’effet de l’expérience psychédélique sera diminué, parfois de manière importante. Certaines personnes ne ressentent quasiment aucun effet.
Ce que dit la recherche
Étude COMPASS Pathways (2023) — Neuropsychopharmacology
| Paramètre | Donnée |
| Population | 19 patients avec dépression résistante, sous ISRS |
| Intervention | 25 mg psilocybine + accompagnement psychologique |
| Résultat principal | Réduction significative des scores de dépression (MADRS) |
| Effets subjectifs | Présents mais potentiellement atténués |
| Événements indésirables graves | 0 |
Conclusion des auteurs : « Ces résultats préliminaires suggèrent que la psilocybine peut être administrée de manière sûre à des patients prenant un ISRS concomitant, bien que l’impact sur l’efficacité reste à déterminer. »
DOI : 10.1038/s41386-023-01648-7
Témoignage terrain (anonymisé)
« J’étais sous Zoloft 100mg depuis 3 ans. Mon psychiatre a accepté de superviser un sevrage progressif sur 6 semaines. Les premières semaines ont été difficiles (vertiges, irritabilité), mais l’équipe Renaissance m’a soutenu tout au long du processus. Ma retraite, 3 semaines après l’arrêt complet, a été profondément transformatrice. » — Sophie, 42 ans, participante 2023
Recommandations
- Idéalement : Sevrage progressif sous supervision médicale, 2 à 4 semaines avant l’expérience
- Exception : La fluoxétine (Prozac) nécessite 5 semaines minimum en raison de sa demi-vie très longue
- Alternative : Certains centres acceptent les participants sous ISRS avec une dose ajustée, mais les bénéfices thérapeutiques peuvent être compromis
⚠️ Ne jamais arrêter brutalement un traitement ISRS : le syndrome de sevrage peut être sévère (vertiges, nausées, symptômes pseudo-grippaux, rechute dépressive).
2. IRSN (Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline) 🔵
Niveau de risque : BLEU – Diminution des effets
Les IRSN incluent :
- Desvenlafaxine (Pristiq, Khedezla)
- Duloxétine (Cymbalta)
- Levomilnacipran (Fetzima)
- Milnacipran (Ixel, Savella)
- Venlafaxine (Effexor XR)
Mécanisme d’interaction
Les IRSN agissent de manière similaire aux ISRS, mais inhibent également la recapture de la noradrénaline. L’interaction avec la psilocybine reste principalement liée au système sérotoninergique.
Résultat : Diminution des effets psychédéliques, potentiellement moins marquée qu’avec les ISRS purs (sauf pour la duloxétine et la desvenlafaxine qui ont une forte affinité sérotoninergique).
Recommandations
- Mêmes recommandations que pour les ISRS
- Sevrage progressif de 2 à 3 semaines sous supervision médicale
- La venlafaxine peut provoquer un syndrome de sevrage particulièrement intense : réduction très progressive recommandée
3. IMAO (Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase) 🟠
Niveau de risque : ORANGE – Interaction modérée, prudence requise
Les IMAO incluent :
- Isocarboxazide (Marplan)
- Phénelzine (Nardil)
- Tranylcypromine (Parnate)
- Moclobémide (Moclamine) – IMAO réversible
- Sélégiline (Emsam, Eldepryl)
Également présents dans certaines plantes : Ayahuasca (harmine, harmaline), Rue de Syrie (Peganum harmala)
Mise au point scientifique importante
L’idée reçue : « IMAO + psilocybine = syndrome sérotoninergique mortel »
Ce que dit réellement la science : Cette affirmation mérite d’être nuancée.
Revue systématique Halman et al. (2024)
Une revue systématique publiée dans le Journal of Psychopharmacology a analysé l’ensemble des interactions documentées entre psychédéliques classiques et autres substances.
Conclusion clé :
« Les psychotropes sérotoninergiques qui ne contiennent pas d’IMAO présentent un faible risque lorsqu’ils sont combinés avec des psychédéliques qui ne contiennent pas non plus d’IMAO. »
Explication pharmacologique : Contrairement à la MDMA ou aux ISRS, la psilocybine n’augmente pas les niveaux de sérotonine dans les synapses. Elle se lie directement aux récepteurs 5-HT2A sans provoquer de « déversement » de sérotonine. C’est cette accumulation qui cause le syndrome sérotoninergique.
DOI : 10.1177/02698811231211219
Avis d’expert
« Les IMAO combinés avec du LSD ou de la psilocybine ne me préoccupent pas vraiment. Cela va simplement prolonger la durée des effets et peut-être légèrement intensifier l’expérience. Le vrai danger, c’est la combinaison IMAO + ayahuasca + ISRS, ou IMAO + MDMA. » — Dr Kelan Thomas, pharmacien psychiatrique, Touro University California
Témoignage terrain (anonymisé)
« J’étais sous paroxétine à un dosage élevé et très motivé pour participer à une retraite. Après l’entretien d’évaluation, l’équipe Renaissance m’a déconseillé de participer dans ma situation actuelle. Sur le moment j’étais déçu, mais j’ai apprécié leur honnêteté et leur priorité mise sur la sécurité plutôt que sur le business. » — Michael, 49 ans
⚠️ Alors pourquoi la prudence reste de mise ?
- Intensification imprévisible : Les IMAO peuvent prolonger et intensifier significativement les effets (parfois appelé « psilohuasca »)
- Autres interactions : Les personnes sous IMAO pharmaceutiques ont souvent des restrictions alimentaires strictes (tyramine) et prennent d’autres médicaments
- Manque de données cliniques : Aucun essai contrôlé n’a spécifiquement étudié cette combinaison
- Principe de précaution : En l’absence de données robustes, la prudence s’impose
Recommandations
- IMAO pharmaceutiques irréversibles : Arrêt minimum 2 semaines avant l’expérience (contre-indication relative)
- IMAO réversibles (moclobémide) : 24-48h peuvent suffire, mais consultation médicale indispensable
- Plantes contenant des IMAO : Ne pas combiner avec la psilocybine sans supervision experte
Attention particulière : Le risque principal avec les IMAO n’est pas tant l’interaction directe avec la psilocybine, mais les interactions avec l’alimentation (tyramine) et d’autres médicaments qui peuvent être mortelles.
4. Lithium 🔴
Niveau de risque : ROUGE – CONTRE-INDICATION ABSOLUE
Le lithium (Téralithe, Lithiofor) est un stabilisateur de l’humeur utilisé principalement dans le trouble bipolaire. C’est le « gold standard » pour la prévention des rechutes maniaques et dépressives.
ALERTE SÉCURITÉ
Le lithium est la seule contre-indication absolue et non-négociable à la psilocybine.
Nous refusons systématiquement les candidats sous lithium, même après sevrage récent, en raison des risques documentés.
L’étude de référence : Johns Hopkins (2021)
L’équipe du Dr Roland Griffiths au Johns Hopkins Center for Psychedelic Research a analysé 62 rapports de combinaison lithium + psychédéliques classiques.
| Résultat | Pourcentage | Nombre de cas |
| Convulsions | 47% | 29/62 |
| « Bad trips » sévères (sans convulsions) | 18% | 11/62 |
| Prise en charge médicale d’urgence | 39% | 24/62 |
| Expérience sans complication notable | 8% | 5/62 |
Détail par substance :
- Lithium + LSD : 49% de convulsions (27/55 cas)
- Lithium + Psilocybine : 33% de convulsions (2/6 cas)
Référence complète : Nayak SM, Gukasyan N, Barrett FS, Erowid E, Erowid F, Griffiths RR. (2021). Classic Psychedelic Coadministration with Lithium, but Not Lamotrigine, is Associated with Seizures: An Analysis of Online Psychedelic Experience Reports. Pharmacopsychiatry, 54(5), 240-245.
DOI : 10.1055/a-1524-2794

Étude Johns Hopkins (2021) : près de la moitié des cas lithium + psychédéliques ont provoqué des convulsions
« Environ la moitié des rapports impliquant le lithium ont signalé des convulsions. C’est énorme. À titre de comparaison, seulement 2% de l’ensemble des rapports sur Erowid mentionnent le mot ‘convulsion’, et seule une fraction concerne des convulsions réelles. Le signal est très clair. » — Dr Sandeep Nayak, auteur principal, Johns Hopkins University
Pourquoi ce risque ?
Le mécanisme exact n’est pas entièrement élucidé, mais le lithium modifie la signalisation neuronale de manière complexe. La combinaison avec des agonistes 5-HT2A semble abaisser le seuil épileptique de manière dangereuse.
Recommandation absolue
Ne JAMAIS prendre de psilocybine sous lithium.
Si vous êtes bipolaire et souhaitez explorer les psychédéliques :
- Discutez avec votre psychiatre d’alternatives au lithium (voir lamotrigine ci-dessous)
- Un sevrage du lithium, s’il est envisageable médicalement, doit être progressif et supervisé
- Attendez au minimum 1 semaine après l’arrêt complet avant toute expérience
Cette contre-indication s’applique même aux microdoses de psilocybine.
Un doute sur la compatibilité de votre traitement ?
Vous prenez du lithium ou un autre stabilisateur de l’humeur et vous vous demandez si une retraite est envisageable pour vous ? Parlons-en.
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5. Lamotrigine (Lamictal) 🟢
Niveau de risque : VERT – Compatible
Bonne nouvelle pour les personnes bipolaires : la lamotrigine ne présente pas le même profil de risque que le lithium.
Dans la même étude de Johns Hopkins :
- 0% de convulsions parmi les 34 rapports lamotrigine + psychédéliques
- 0% de « bad trips » sévères
- 65% des utilisateurs n’ont noté aucune modification de l’expérience psychédélique
La lamotrigine étant elle-même un anti-épileptique, elle pourrait même offrir une protection contre d’éventuelles convulsions.

Lithium vs Lamotrigine : des profils de risque radicalement différents (étude Johns Hopkins)
Recommandation
La lamotrigine peut généralement être maintenue pendant une expérience de psilocybine. Cependant, informez toujours l’équipe encadrante de votre traitement.
6. Antidépresseurs tricycliques (TCA) et tétracycliques (TeCA) 🟠
Niveau de risque : ORANGE – Interaction modérée
Ces antidépresseurs anciens incluent une longue liste de molécules :
Tricycliques : Amitriptyline (Elavil), Clomipramine (Anafranil), Imipramine (Tofranil), Nortriptyline (Pamelor), Doxépine (Sinequan)…
Tétracycliques : Mirtazapine (Remeron), Miansérine (Tolvon)…
Mécanisme d’interaction
Les TCA et TeCA présentent des profils pharmacologiques complexes :
- Activité anticholinergique (risque de confusion, sédation)
- Certains sont antagonistes des récepteurs 5-HT2A (comme la mirtazapine) – ce qui peut bloquer les effets psychédéliques
- Risque accru d’effets secondaires cardiovasculaires
Recommandations
- Ces médicaments sont moins compatibles avec une retraite psychédélique que les ISRS modernes
- Sevrage progressif recommandé, généralement 2-3 semaines
- En cas de maintien du traitement : l’expérience sera probablement très atténuée voire absente
- Surveillance cardiovasculaire conseillée
7. Antipsychotiques 🔴
Niveau de risque : ROUGE – Contre-indication
Les antipsychotiques incluent :
- Typiques : Halopéridol (Haldol), Chlorpromazine (Largactil)
- Atypiques : Rispéridone (Risperdal), Quétiapine (Seroquel), Olanzapine (Zyprexa), Aripiprazole (Abilify)

Les antipsychotiques bloquent les récepteurs ciblés par la psilocybine
Mécanisme d’interaction
Les antipsychotiques sont des antagonistes des récepteurs dopaminergiques et sérotoninergiques (notamment 5-HT2A). Ils bloquent complètement les effets de la psilocybine.
Double contre-indication
- Pharmacologique : L’expérience sera nulle ou quasi-nulle
- Clinique : Si vous prenez des antipsychotiques, c’est probablement pour une condition (schizophrénie, trouble bipolaire sévère) qui constitue elle-même une contre-indication aux psychédéliques
Recommandation
Les personnes sous antipsychotiques ne doivent pas participer à des expériences psychédéliques, pour des raisons de sécurité psychiatrique fondamentale.
8. Benzodiazépines (anxiolytiques) 🟡
Niveau de risque : JAUNE – Interaction faible, vigilance requise
Les benzodiazépines incluent :
- Alprazolam (Xanax)
- Clonazépam (Rivotril, Klonopin)
- Diazépam (Valium)
- Lorazépam (Témesta, Ativan)

Les benzodiazépines : une interaction plus nuancée qu’on ne le pense
Mécanisme d’interaction
Les benzodiazépines agissent sur les récepteurs GABA, pas sur la sérotonine. Elles n’interagissent pas directementavec la psilocybine mais peuvent atténuer l’expérience en réduisant l’anxiété et l’activation cérébrale globale.
Elles sont d’ailleurs utilisées comme « trip-killers » en cas d’expérience difficile dans les protocoles cliniques.
Notre observation terrain
Ce que dit la littérature : Les benzodiazépines « annulent quasiment » les effets psychédéliques.
Ce que nous observons en pratique : C’est plus nuancé.
| Situation | Observation clinique |
| Prise ponctuelle la veille | Légère atténuation possible, expérience généralement complète |
| Usage quotidien faible dose | Effets variables, certains participants vivent des expériences profondes |
| Usage quotidien dose élevée | Atténuation plus marquée mais pas de blocage systématique |
| Prise le jour même | Atténuation significative, déconseillé |
Témoignage terrain (anonymisé)
« J’étais sous Lexomil quotidien depuis 2 ans pour des crises d’angoisse. Mon médecin a jugé le sevrage trop risqué avant la retraite. J’ai participé en maintenant mon traitement à dose réduite. Contrairement à ce que je craignais, mon expérience a été profonde et significative. Les facilitateurs étaient au courant et ont adapté leur accompagnement. » — Marc, 56 ans, participant 2024
Mise en garde importante sur le sevrage
Le sevrage des benzodiazépines est potentiellement dangereux et ne doit JAMAIS être fait brutalement :
- Risque de convulsions en cas d’arrêt brutal après usage prolongé
- Syndrome de sevrage parfois sévère (anxiété rebond, insomnie, tremblements)
- Durée recommandée : réduction de 10% toutes les 1-2 semaines
- Durée totale : plusieurs semaines à plusieurs mois selon la durée du traitement
Notre position : Nous préférons accueillir un participant sous benzodiazépines stables plutôt que quelqu’un ayant fait un sevrage trop rapide et risqué.
Recommandations
- Idéalement : Ne pas prendre de benzodiazépines 48h à 1 semaine avant l’expérience (selon la molécule)
- Si usage régulier : Le sevrage des benzodiazépines doit être TRÈS progressif (risque de convulsions en cas d’arrêt brutal). Prévoir plusieurs semaines à plusieurs mois.
- Si usage ponctuel : Éviter la prise le jour même et les 2 jours précédant l’expérience
- Informez l’équipe encadrante : nous pouvons ajuster l’accompagnement
9. Bêtabloquants (médicaments cardiaques) 🟡
Niveau de risque : JAUNE – Vigilance requise
Les bêtabloquants (propranolol, aténolol, métoprolol…) sont prescrits pour l’hypertension, les troubles du rythme cardiaque et parfois l’anxiété de performance.
Interaction
La psilocybine provoque une légère augmentation temporaire de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle. Les bêtabloquants peuvent limiter cette réponse, ce qui n’est pas problématique en soi.
Recommandation
- Les bêtabloquants peuvent généralement être maintenus
- Informez l’équipe encadrante de votre traitement
- Une surveillance de la tension et du pouls sera effectuée
10. Autres médicaments courants
Analgésiques et anti-inflammatoires 🟢
- Paracétamol, ibuprofène, aspirine : Pas d’interaction connue
- Tramadol 🟠 : Risque accru de syndrome sérotoninergique (éviter)
- Opioïdes forts 🟡 : Pas d’interaction directe mais contexte médical à évaluer
Antihistaminiques 🟢
- Cétirizine, loratadine : Pas d’interaction significative
- Diphenhydramine (Benadryl) : Légère sédation possible
Contraceptifs oraux 🟢
- Pas d’interaction connue avec la psilocybine
Médicaments thyroïdiens 🟢
- Lévothyroxine : Pas d’interaction connue
Le syndrome sérotoninergique : comprendre le risque
Qu’est-ce que c’est ?
Le syndrome sérotoninergique est une réaction potentiellement grave causée par une accumulation excessive de sérotonine dans le cerveau et le corps. Il peut survenir en théorie lorsque des substances sérotoninergiques sont combinées.
Les symptômes (par ordre de gravité)
Légers (courants, transitoires) :
- Agitation, nervosité
- Diarrhée
- Sueurs excessives
- Tremblements légers
Modérés :
- Spasmes musculaires
- Accélération du rythme cardiaque
- Hypertension
- Confusion
Graves (urgence médicale) :
- Hyperthermie sévère (>40°C)
- Rigidité musculaire intense
- Convulsions
- Perte de conscience

Les 3 niveaux de gravité du syndrome sérotoninergique : savoir reconnaître les signes
Clarification importante
Aucun cas mortel de syndrome sérotoninergique n’a été formellement documenté avec la psilocybine seule, même en combinaison avec des ISRS. La psilocybine agit différemment des médicaments qui « déversent » la sérotonine (comme la MDMA ou certains antidépresseurs).
Cela dit, la prudence reste de mise : l’absence de cas documentés ne signifie pas l’absence totale de risque, surtout en cas de polypharmacie complexe.
Se préparer : le sevrage médicamenteux supervisé
Pourquoi le sevrage est-il souvent recommandé ?
- Optimiser l’expérience : Les antidépresseurs peuvent réduire significativement les effets thérapeutiques de la psilocybine
- Réduire les risques : Même faibles, les risques d’interactions existent
- Clarté du processus : Difficile d’évaluer les bénéfices de la psilocybine si l’on prend simultanément d’autres psychotropes
Les étapes d’un sevrage sécurisé
- Consultation médicale : Parlez à votre médecin prescripteur de votre projet. De nombreux médecins sont aujourd’hui ouverts à la discussion.
- Réduction progressive : Jamais d’arrêt brutal. Typiquement :
- Réduction de 10-25% de la dose toutes les 1-2 semaines
- Durée totale : 4 à 12 semaines selon le médicament et la durée du traitement
- Surveillance des symptômes de sevrage :
- Vertiges, « brain zaps » (sensations électriques)
- Nausées, symptômes pseudo-grippaux
- Irritabilité, anxiété rebond
- Insomnie ou hypersomnie
- Période de « wash-out » : Après l’arrêt complet, attendre que le médicament soit éliminé :
- ISRS classiques : 2-4 semaines
- Fluoxétine : 5 semaines
- IRSN : 2-3 semaines
- IMAO : 2 semaines minimum

Combien de temps attendre après l’arrêt de chaque médicament ?
Si le sevrage n’est pas possible
Certaines personnes ne peuvent pas arrêter leur traitement en toute sécurité. Dans ce cas :
- Une expérience peut quand même être envisagée avec certains médicaments (ISRS, benzodiazépines)
- Les effets seront probablement atténués
- Une dose plus élevée pourrait être nécessaire (à discuter avec l’équipe médicale)
- L’accompagnement thérapeutique reste bénéfique même avec une expérience moins intense
Notre processus de sécurité chez Renaissance Institute
Vue d’ensemble

Notre processus de sécurité en 4 étapes : votre protection est notre priorité absolue
Étape 1 : Questionnaire de santé détaillé
Avant toute inscription, vous remplissez un questionnaire complet incluant :
| Section | Éléments évalués |
| Historique médical | Maladies chroniques, hospitalisations, chirurgies |
| Historique psychiatrique | Diagnostics, hospitalisations, idées suicidaires |
| Traitements actuels | TOUS les médicaments (y compris OTC et suppléments) |
| Allergies | Médicamenteuses et alimentaires |
| Antécédents familiaux | Psychose, bipolarité, schizophrénie chez parents/fratrie |
| Mode de vie | Consommation alcool, tabac, autres substances |
Taux de refus à cette étape : environ 20% des candidatures
Témoignage : quand le report est la bonne décision
« J’avais très envie de participer à une retraite, mais j’étais sous Xeroquel (quétiapine) pour des épisodes bipolaires. L’équipe Renaissance m’a clairement expliqué pourquoi ce n’était pas possible dans ma situation actuelle, sans me faire sentir rejeté. Ils m’ont orienté vers un psychiatre de leur réseau pour explorer d’autres options. Un an plus tard, après stabilisation avec la lamotrigine, j’ai pu participer en toute sécurité. » — Thomas, 38 ans, participant 2024 (après report initial en 2023)
Étape 2 : Évaluation individuelle
Un entretien vidéo de 45 à 60 minutes avec un membre formé de notre équipe permet de :
- Clarifier votre situation médicamenteuse : doses exactes, durée du traitement, tentatives antérieures de sevrage
- Évaluer les risques spécifiques : interactions, contre-indications relatives
- Élaborer un plan personnalisé : sevrage progressif si indiqué, ajustements, précautions
- Répondre à vos questions : mécanismes, déroulement, intégration
Ce que nous évaluons également :
- Stabilité psychologique actuelle
- Réseau de soutien disponible
- Motivations et attentes réalistes
- Capacité à suivre les recommandations pré-retraite
Étape 3 : Validation médicale
Votre dossier est systématiquement revu par un médecin partenaire spécialisé qui :
| Action | Détail |
| Analyse le dossier complet | Questionnaire + notes d’entretien |
| Vérifie les interactions | Croisement avec bases de données pharmacologiques |
| Émet des recommandations | Sevrage, maintien, ajustements, précautions |
| Valide ou refuse | Décision médicale formelle sous 48h |
| Peut demander des examens | ECG, bilan sanguin si nécessaire |
Décisions possibles :
- Validé : Vous pouvez participer tel quel
- Validé sous condition : Après sevrage ou ajustement spécifique
- Report recommandé : Situation actuelle inadaptée, réévaluation ultérieure
- Refusé : Contre-indication absolue identifiée
Étape 4 : Accompagnement pendant la retraite
| Mesure | Détail |
| Surveillance régulière | Tension, pouls, état général avant/pendant/après |
| Équipe formée | Protocoles d’urgence physique et psychologique |
| Matériel médical | Trousse d’urgence, accès services médicaux locaux |
| Ratio encadrant/participant | Maximum 1 facilitateur pour 3 participants |
| Suivi post-expérience | Évaluation avant départ, contacts de suivi |
Notre réseau médical et professionnel
Renaissance Institute s’appuie sur un écosystème de professionnels formés et sensibilisés aux thérapies psychédéliques :
Réseau de facilitateurs aux Pays-Bas :
| 40 facilitateurs | Praticiens exerçant légalement aux Pays-Bas, membres du réseau Guild of Guides NL |
| Formations | Essence Education, Embody Lab, ICPR |
| Supervision continue | Échanges de pratiques, intervision mensuelle |
| Standards partagés | Protocoles de sécurité harmonisés et contrôlés (Guild of Guides NL) |
Ce réseau nous permet de vous orienter vers d’autres praticiens de confiance si nos dates ou notre approche ne correspondent pas à vos besoins.
Réseau médical francophone :
| Type de partenaire | Rôle | Nombre |
| Médecins | Supervision des sevrages, suivi post-retraite | 5 praticiens en France, Belgique, Suisse et Autriche |
| Psychiatres | Évaluation des cas complexes, validation médicale | 4 psychiatres aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse |
| Pharmacien clinicien | Vérification des interactions médicamenteuses | 1 pharmacien consultant |
| Psychologues et psychiatres | Accompagnement pré/post retraite, intégration | 12 professionnels accompagnés |
Nous pouvons vous orienter vers un professionnel de notre réseau si votre médecin actuel n’est pas familier avec les thérapies psychédéliques.
Témoignage d’une psychiatre participante
« Avant même de participer à une retraite du Renaissance Institute, je savais que certains organismes aux Pays-Bas sont très sérieux et rigoureux. J’ai pu constater que l’équipe Renaissance connaissait parfaitement les interactions entre la psilocybine et les médicaments qui peuvent être utilisés par leurs clients. Leur compétence à ce sujet est solide. » — Caroline, psychiatre à Genève, participante
Questions fréquentes (FAQ)
Puis-je participer à une retraite si je prends des antidépresseurs ?
Oui, dans la plupart des cas. Soit après un sevrage supervisé, soit en maintenant votre traitement (avec des effets potentiellement réduits). La décision se fait au cas par cas.
Combien de temps avant la retraite dois-je arrêter mes médicaments ?
Cela dépend du médicament :
- ISRS classiques : 2-4 semaines après arrêt complet
- Fluoxétine (Prozac) : 5 semaines
- IRSN : 2-3 semaines
- Lithium : minimum 1 semaine (mais sevrage long nécessaire avant)
- Benzodiazépines : 48h à plusieurs semaines selon l’usage
Que se passe-t-il si je cache mes médicaments ?
C’est une très mauvaise idée. Vous mettez votre sécurité en danger et compromettez la qualité de votre expérience. Notre équipe est là pour vous aider, pas pour vous juger.
Les interactions sont-elles les mêmes pour le microdosage ?
Les principes généraux sont similaires, mais les risques sont généralement plus faibles avec des microdoses. Le lithium reste une contre-indication absolue même en microdose.
Mon médecin refuse de superviser le sevrage, que faire ?
- Cherchez un médecin plus ouvert à ces questions (ils sont de plus en plus nombreux)
- Consultez un psychiatre spécialisé en addictologie ou médecine intégrative
- Contactez-nous : nous pouvons vous orienter vers des professionnels sensibilisés
La sécurité avant tout
Les interactions médicamenteuses avec la psilocybine sont un sujet complexe mais gérable. Avec une préparation adéquate et un accompagnement professionnel, la grande majorité des personnes peuvent vivre une expérience sûre et bénéfique.
Les points clés à retenir :
- Le lithium est une contre-indication absolue – risque de convulsions
- Les ISRS/IRSN atténuent les effets – sevrage recommandé mais pas toujours obligatoire
- Les IMAO nécessitent une prudence particulière – mais le risque de syndrome sérotoninergique avec la psilocybine seule est faible
- Chaque situation est unique – une évaluation personnalisée est indispensable
- Le sevrage doit toujours être progressif et supervisé
Chez Renaissance Institute, nous prenons ces questions très au sérieux. Notre processus de sélection rigoureux existe pour votre protection. N’hésitez jamais à nous contacter pour discuter de votre situation spécifique.
Avertissement médical — Rappel
IMPORTANT : Ce guide ne constitue pas un conseil médical.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne remplacent en aucun cas :
- Une consultation avec votre médecin traitant
- L’avis de votre psychiatre ou de votre pharmacien
- Un suivi médical personnalisé
Toute décision concernant votre traitement médicamenteux doit être prise en concertation avec un professionnel de santé qualifié.
Ne modifiez jamais, n’arrêtez jamais et n’ajustez jamais un traitement prescrit sans l’accord et la supervision de votre médecin. Un sevrage mal conduit peut être dangereux, voire mortel dans certains cas (notamment pour les benzodiazépines et le lithium).
Renaissance Institute s’engage à fournir des informations rigoureuses et actualisées, mais décline toute responsabilité quant aux décisions prises sur la base de ce contenu sans consultation médicale préalable.
En cas de doute, consultez toujours un professionnel de santé.
Méthodologie de cet article
Notre processus de rédaction
Cet article a été élaboré selon un processus rigoureux en 5 étapes :
- Revue de littérature : Recherche systématique dans PubMed, Google Scholar et les bases de données spécialisées (MAPS, Beckley Foundation)
- Sélection des sources : Priorisation des essais cliniques randomisés, méta-analyses et revues systématiques publiées dans des journaux à comité de lecture
- Croisement terrain : Confrontation des données scientifiques avec nos observations cliniques (150+ participants)
- Validation médicale : Relecture et validation par notre médecin partenaire spécialisé en psychiatrie
- Mise à jour continue : Veille scientifique mensuelle, révision trimestrielle du contenu
Sources utilisées
Cet article s’appuie sur :
- Études cliniques peer-reviewed (niveau de preuve le plus élevé)
- Revues systématiques publiées dans des journaux à comité de lecture
- Recommandations d’experts issus des principaux centres de recherche (Johns Hopkins, Imperial College, MAPS)
- Données terrain collectées auprès de nos participants (avec consentement)
- Consultations d’experts : échanges avec pharmaciens cliniciens et psychiatres spécialisés
Limites reconnues
- Les interactions médicamenteuses avec la psilocybine sont un domaine de recherche encore jeune
- La plupart des essais cliniques excluent les participants sous traitement psychiatrique
- Certaines recommandations reposent sur des extrapolations pharmacologiques plutôt que des études directes
- Notre expérience terrain, bien que significative (150+ participants), reste observationnelle et non contrôlée
- Les témoignages présentés sont anonymisés et sélectionnés ; ils ne représentent pas l’ensemble des expériences possibles
Processus de mise à jour
| Élément | Fréquence |
| Veille scientifique (nouvelles publications) | Mensuelle |
| Révision complète du contenu | Trimestrielle |
| Vérification des liens et DOI | Semestrielle |
| Prochaine mise à jour prévue | Mars 2026 |
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Références scientifiques complètes
Études cliniques
- Goodwin GM, Croal M, Feifel D, et al. (2023). Psilocybin for treatment resistant depression in patients taking a concomitant SSRI medication. Neuropsychopharmacology, 48, 1492-1499.
- DOI : 10.1038/s41386-023-01648-7
- Niveau de preuve : Essai clinique de phase II, ouvert
- Nayak SM, Gukasyan N, Barrett FS, Erowid E, Erowid F, Griffiths RR. (2021). Classic Psychedelic Coadministration with Lithium, but Not Lamotrigine, is Associated with Seizures: An Analysis of Online Psychedelic Experience Reports. Pharmacopsychiatry, 54(5), 240-245.
- DOI : 10.1055/a-1524-2794
- Niveau de preuve : Étude observationnelle rétrospective
- Carhart-Harris RL, Bolstridge M, Rucker J, et al. (2016). Psilocybin with psychological support for treatment-resistant depression: an open-label feasibility study. The Lancet Psychiatry, 3(7), 619-627.
- DOI : 10.1016/S2215-0366(16)30065-7
- Niveau de preuve : Étude de faisabilité ouverte
- Carhart-Harris RL, Giribaldi B, Watts R, et al. (2021). Trial of Psilocybin versus Escitalopram for Depression. New England Journal of Medicine, 384(15), 1402-1411.
- DOI : 10.1056/NEJMoa2032994
- Niveau de preuve : Essai randomisé contrôlé
Revues et méta-analyses
- Halman A, Kong G, Sarris J, Perkins D. (2024). Drug-drug interactions involving classic psychedelics: A systematic review. Journal of Psychopharmacology.
- DOI : 10.1177/02698811231211219
- Niveau de preuve : Revue systématique
- Erkizia-Santamaría I, Alles-Pascual R, Horrillo I, Meana JJ, Ortega JE. (2022). Serotonin 5-HT2A, 5-HT2c and 5-HT1A receptor involvement in the acute effects of psilocybin in mice. Biomedicine & Pharmacotherapy, 154, 113612.
- DOI : 10.1016/j.biopha.2022.113612
- Niveau de preuve : Étude préclinique
Pharmacologie et mécanismes
- Vollenweider FX, Vollenweider-Scherpenhuyzen MF, Bäbler A, Vogel H, Hell D. (1998). Psilocybin induces schizophrenia-like psychosis in humans via a serotonin-2 agonist action. Neuroreport, 9(17), 3897-3902.
- Madsen MK, Fisher PM, Burmester D, et al. (2019). Psychedelic effects of psilocybin correlate with serotonin 2A receptor occupancy and plasma psilocin levels. Neuropsychopharmacology, 44, 1328-1334.
Sécurité et effets indésirables
- Johnson MW, Richards WA, Griffiths RR. (2008). Human hallucinogen research: guidelines for safety. Journal of Psychopharmacology, 22(6), 603-620.
- DOI : 10.1177/0269881108093587
- Note : Référence fondatrice pour les protocoles de sécurité
- Nutt DJ, King LA, Phillips LD. (2010). Drug harms in the UK: a multicriteria decision analysis. The Lancet, 376(9752), 1558-1565.
Ayahuasca et IMAO (pour comparaison)
- Malcolm BJ, Lee KC. (2017). Ayahuasca: An ancient sacrament for treatment of contemporary psychiatric illness?. Mental Health Clinician, 7(1), 39-45.
- DOI : 10.9740/mhc.2017.01.039
- dos Santos RG, Hallak JEC. (2020). Therapeutic use of serotoninergic hallucinogens: A review of the evidence and of the biological and psychological mechanisms. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 108, 423-434.
Dernière mise à jour des références : Décembre 2025
Rappel légal
Ce guide est fourni à des fins éducatives et informatives uniquement. Il ne constitue pas un conseil médical et ne se substitue pas à une consultation avec un professionnel de santé qualifié. Toute modification de traitement doit être supervisée par un médecin. L’utilisation des informations contenues dans ce guide se fait sous votre entière responsabilité. Consultez toujours un professionnel de santé avant toute décision concernant votre traitement ou l’utilisation de substances psychoactives.
Ressources complémentaires
- Guide complet sur la psilocybine – Tout savoir sur cette molécule
- Préparer sa retraite psychédélique – Les étapes essentielles
- L’intégration après l’expérience – Le vrai voyage commence après
- Notre programme Renaissance – Découvrez notre approche
© Renaissance Institute – Reproduction interdite sans autorisation
Psychedelic Facilitator certifié
Thérapeute IFS (Internal Family System)
En 2005 il découvre les états modifiés de conscience avec le rebirth qu’il pratiquera pendant plusieurs années. Consultant international, il a accompagné de nombreux dirigeants et leurs équipes dans des des dynamiques de transformation personnelles et collectives.